Accueil Mesures et essais La science française est sur Mars InSight a atterri sur Mars avec à son bord le sismomètre français Seis

La science française est sur Mars InSight a atterri sur Mars avec à son bord le sismomètre français Seis

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Lundi 26 novembre 2018 à 20h54, l’atterrisseur InSight (INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport) avec à son bord le sismomètre français Seis (Seismic Experiment for Interior Structure), instrument principal de la mission, s’est posé sur Mars, dans la partie Ouest de la plaine Elysium Planitia. Lancée dans la nuit du 5 mai dernier depuis la base spatiale de Vandenberg en Californie, InSight entame maintenant une mission de deux ans pour en apprendre plus sur la structure interne de la planète rouge et contribuer à répondre à la question que se posent tous les planétologues : Mars a probablement été habitable mais a-t-elle été habitée ?

InSight est la douzième mission du programme Discovery de la Nasa, à laquelle participent le Cnes et le DLR, l’agence spatiale allemande. Son objectif scientifique est de mieux comprendre la structure interne de Mars, comment la planète s’est formée et comment elle a évolué jusqu’à devenir le désert glacé actuel. Grâce à des instruments sophistiqués de géophysique, encore jamais utilisés sur Mars, InSight va mesurer l’activité sismique de la planète rouge, son flux de chaleur interne et les subtiles variations de sa vitesse de rotation. De nombreux scientifiques avancent l’hypothèse qu’un environnement similaire à celui de la Terre a existé sur Mars au début de son histoire, avant qu’elle devienne une planète désertique et glacée.

Le sismomètre Seis est l’instrument central de la mission. Le Cnes en est le maître d’œuvre et l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) – CNRS, Université de Paris-Diderot – en assure la responsabilité scientifique. Le Cnes finance les contributions françaises, coordonne le consortium international et est responsable de l’intégration, des tests et de la fourniture de l’instrument complet à la Nasa. L’IPGP a conçu les capteurs VBB (Very Broad Band pour très large bande passante) puis les a testés avant leur livraison au Cnes. L’objectif de Seis est d’analyser les « tremblements de Mars » et les impacts météoritiques pour visualiser son intérieur.

Le Cnes a développé un segment sol dédié au Centre Spatial de Toulouse, le Sismoc (SeIS on Mars Operation Center), pour élaborer les télécommandes de Seis pendant toute la durée de la mission et analyser les télémesures en provenance de Mars. Les données sismiques recueillies par le Sismoc puis transférées au Mars Seis Data Center de l’IPGP bénéficieront aux scientifiques du monde entier et au réseau Sismo à l’école (GeoAzur). Plusieurs autres laboratoires du CNRS (IMPMC, IRAP, LGL-TPE, LMD, LPG de Nantes, OCA) et l’Isae-Supaero accueillent des co- investigateurs de la mission qui conduiront les premières analyses scientifiques. Le Cnes, le JPL, l’IPGP et l’Isae-Supaero participeront aux améliorations du logiciel de bord de Seis.

Photo : © CNES/IPGP/ill./DUCROS David, 2017

Source : https://cnes.fr/

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