Eurosatory 2026 : le salon mondial de la défense et de la sécurité s’adapte à un monde sous tension
Dans un contexte géopolitique marqué par la multiplication des crises, de l’Europe au Moyen-Orient, et une accélération des tensions mondiales, le salon Eurosatory, référence planétaire de la défense et de la sécurité, se prépare pour une édition 2026 qui s’annonce déjà historique. L’événement, qui se tiendra en juin prochain au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, reflète une prise de conscience globale : le retour de la guerre de haute intensité et la nécessité pour les nations de réarmer et d’innover.
Un salon en pleine expansion face aux nouvelles menaces
Avec plus de 2 200 exposants attendus, soit une augmentation significative par rapport aux éditions précédentes, et la présence de 65 pays, Eurosatory confirme son statut de leader mondial. Cette croissance spectaculaire témoigne de l’état d’alerte général. « On se souvient avec une certaine nostalgie du temps où on profitait des dividendes de la paix », a commenté Charles Beaudouin, commissaire générale du salon lors de la conférence de presse du 9 avril dernier. Aujourd’hui, le monde fait face à « un recours désinhibé à la force » et à une imprévisibilité sidérante.
L’édition 2026, qui se déroulera du 15 au 19 juin, s’articulera autour de trois cycles de préoccupation majeurs : la défense (militaire), la sécurité intérieure (forces de l’ordre) et la sécurité civile (secours et pompiers). Le conflit en Ukraine et les nouvelles formes de guerre ont profondément remodelé les priorités. Les drones, dont le développement fulgurant était encore insoupçonné il y a deux ans (selon la robotisation, l’intelligence artificielle (IA) et le cyber ne sont plus des concepts futuristes mais des réalités omniprésentes sur les champs de bataille, et donc dans les allées du salon. L’IA, en particulier, s’impose comme une révolution « depuis le plus haut niveau de décision de la grande force jusqu’aux bases ».
L’industrie en ordre de bataille
Cette nouvelle ère force l’industrie de la défense, qui représente en France plus de 55 000 emplois et quinze milliards d’euros de chiffre d’affaires, à une transformation radicale. La pression est immense pour « produire plus, plus vite et répondre à ces besoins », comme l’a souligné Emmanuel Levacher, président du Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (Gicat), et directeur général d’Arquus, fournisseur mondial de véhicules terrestres. Les entreprises, des grands groupes aux PME et aux start-up, doivent innover à un rythme effréné, en particulier dans les drones « dont les développements d’aujourd’hui seront obsolètes l’an prochain », souligne le général Philippe Geay de Montenon, Général commandant la force et les opérations terrestres.
La France, deuxième exportateur mondial d’armement, sera massivement représentée avec 700 exposants. Elle sera suivie par l’Allemagne, les États-Unis, l’Italie et la Turquie. Cette mobilisation industrielle s’accompagne d’un besoin colossal en ressources humaines. Pas moins de 10 000 postes sont à pourvoir immédiatement dans la filière terrestre, un chiffre qui pourrait grimper jusqu’à 100 000 d’ici 2030 pour l’ensemble du secteur. Un « Espace Métiers », organisé en partenariat avec France Travail, visera à attirer de nouveaux talents, du CAP au bac +8.
Un miroir des tensions et des innovations mondiales
Plus qu’une vitrine commerciale, Eurosatory 2026 sera un lieu de débats et de démonstrations dynamiques, illustrant la dialectique constante entre l’arme et le bouclier. Aux côtés des blindés et des munitions, les solutions de lutte anti-drones, les systèmes de communication sans GPS et l’intégration de l’IA dans les équipements seront au cœur des présentations.
Dans un monde où les crises (guerre, terrorisme, changement climatique) s’additionnent, le salon proposera une réponse globale, incluant la gestion des catastrophes et la sécurité des citoyens. Du point de vue industriel, les quelque 2 100 exposants tenteront de répondre – sur les 185 000 m2 de surface – aux besoins de montées en cadences des industriels et d’accélération des temps de développement, notamment à travers des pôles dédiés à l’optique / optronique et à la recherche, test et mesure.
AET France, une société Bureau Veritas – L’agilité d’une structure experte, la force d’un leader
PRÉSENTATION DE L’ENTREPRISE ET DE SON SAVOIR-FAIRE Créée en 2010 et ayant rejoint le groupe Bureau Veritas en 2021, AET France associe l’agilité et la flexibilité d’une expertise multi-domaines à la force d’un réseau mondial de plus de 140 laboratoires. Implantée sur deux sites complémentaires, à Lille et à Caen, l’entreprise accompagne aussi bien les […]
Partenariat entre Eviden et Hexadrone pour équiper les drones des capacités ROEM
Eviden, la branche produits d’Atos Group leader dans les systèmes critiques de mission, avec son activité Avantix spécialisée dans la guerre électronique, et Hexadrone, expert français dans la conception et la fabrication de plateformes de drones modulaires, annoncent aujourd’hui un partenariat visant à intégrer des plateformes de mini drones tactiques modulaires dotées de capacités ROEM. Dans un contexte […]
Série F : focus sur des bancs d’essais motorisés évolutifs
Wimesure propose une gamme de bancs de tests de force en traction-compression-flexion. La Série F se décline en deux versions logicielles : EasyMESUR® et IntelliMESUR®. Les huit modèles de la gamme (sept verticaux et un horizontal) couvrent des capacités de force allant de 500 N à 6,7 kN et des courses de 360mm à 813 […]
